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 Show me better days ♣ Deamon & Arielle ;

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Deamon N. Firth

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MessageSujet: Show me better days ♣ Deamon & Arielle ;   Jeu 3 Mar - 22:06

Deamon & Arielle

You and your pretty eyes keep me alive. ♠


    L’air frais caresse mon visage. J’aperçois les rayons du soleil à travers mes yeux clos, mais je me sens bien. Quelle heure est-il ? Depuis combien de temps suis-je ici ? Une seconde, une heure ? Toute la vie ? Je suis allongé sur l’herbe du Golden Park et pour la première fois depuis longtemps, je suis serein. Peut-être qu’un Roi n’a strictement rien à faire allongé dans un parc seul mais peu m’importe. Ce côté rêveur, c’est moi, je l’ai toujours assumé. Et je pense que je doit me montrer tel que je suis face à mon peuple. Je pense que certains habitants du Golden District regrettaient mon père et qu’ils me voyaient comme un bon à rien qui n’avait rien à faire ici. Les anciens, du moins. Il est vrai que je n’étais pas le genre de Roi qui se mettait en avant, qui dirigeait les rennes avec hargne. Ni celui qui ne faisait qu’un avec son peuple, apprécié de tous. J’étais un Roi plutôt en retraite. J’étais un homme en retraite, je l’avais toujours été. Souvent, enfant déjà, on me reprochait d’être dans la lune, de divaguer. « Deamon, tu nous as encore quitté ? ». A l’école, j’étais « l’élève à côté de la plaque », « celui qui ne comprends rien à rien ». Je ne pense pas être pourvu d’une intelligence assez élevée pour pouvoir le citer dans mes traits de caractère, mais je ne pense pas non plus être un idiot. Se faire influencer par les autres, ça, c’est être idiot. Et même si beaucoup étaient ceux qui croyaient qu’Owen Yewel avait un énorme impact sur mes décisions, il n’en était rien. J’avais toujours suivi mon instinct, mes idées, j’avais toujours fait mes propres choix et jamais je n’étais jamais allé jusque au bout de ceux-ci. J’étais ainsi persuadé que si je me trompais pour une raison x ou y, je ne pourrais m’en prendre qu’à moi-même. C’est trop facile de rejeter la faute sur les autres. C’est plus difficile de comprendre ses erreurs, mais surtout de ne pas les reproduire.

    Mon père me manquait beaucoup. Ma mère aussi. Elle avait quitté l’île après le décès de Papa, je crois qu’elle voulait prendre un bol d’air frais. Ou peut-être n’avait-elle tout simplement plus envie d’avoir à faire quoique ce soit avec notre île, notre royaume. Ca me faisait du mal, mais je reniais cette douleur. Souffrir pour quelqu’un qui n’étais plus là, pour quelqu’un qui ne souffrais certainement pas de moi, ça m’était insupportable. Mon père était un homme bien. Je l’avais toujours admiré et parfois j’ai presque honte d’être à la tête de notre peuple avec un prédécesseur tel que lui. Bien sûr, il n’était pas parfait, mais c’était un grand homme, et je sais qu’il ne me manquera pas à moi seul mais à l’univers entier, à quiconque avait eu la chance de le connaître, de croiser son chemin, simplement. Mon père aimait ma mère, ma mère aimait mon père. Et à eux deux ils formaient un couple qui semblait indestructible, envié par beaucoup, le modèle que je n’arriverais certainement jamais à reproduire.

    Aucune femme ne m’avait vraiment attiré jusqu’à lors. Je n’étais jamais réellement tombé amoureux et souvent je me disais que ce n’était pas plus mal comme cela. Le cœur d’un Roi, c’est son royaume, ce n’est pas sa Reine. De toute façon, je savais que j’aurais trop de mal à m’ouvrir à cette personne et à dévoiler le Deamon que je suis vraiment. Peut-être par peur. Mais aussi parce que c’était une chose à laquelle on ne m’avait jamais réellement habitué. Il y a un monde entre ceux qui disent me connaître, ceux qui croient me connaître, et ceux qui me connaissent. La seule personne qui peut prétendre aux trois choses, c’est uniquement moi. Qu’Owen aille se faire foutre s’il prétend lire en moi comme dans un livre ouvert. Malgré tout, parfois, je me sentais un peu seul. J’aurais aimé que quelqu’un soit à mes côtés dans mes moments de doutes, de larmes, mes moments où rien ne va. Mais encore une fois je n’étais pas sûr de réellement pouvoir m’ouvrir à cette personne et ça n’aurait très certainement servi à rien. La blesser, peut-être. Qu’est-ce-que devait avoir une femme pour conquérir mon cœur ? Je ne savais pas trop. Je pensais même qu’aucune femme n’arriverait à le faire. Pas parce que je suis trop bien pour elles, non, au contraire. Parce qu’elles trouveront chez un autre homme ce qu’elles ne trouveront pas chez moi. De l’amour, du réconfort, de l’écoute, de la confiance, des confidences. Je préférais être un Roi sans Reine que l’un de ces foutus mariages arrangés, où j’aurais dû me marier avec une noble, une héritière, ou une princesse étrangère.

    Parfois, je me surprenais à penser que ma Reine se cachait quelque part, que bientôt je ferais sa rencontre. Puis je revenais à la réalité. C’est au Golden Park que je réfléchissais à tout ça et les pensées se bousculaient dans ma tête. J’ouvris les yeux, m’assis quelques instant et regarda autour de moi. Il faisait chaud. Je positionnai mes cheveux en arrière d’un mouvement de main. Des couples s’enlaçaient, des grands parents promenaient leurs petits-enfants, des jeunes s’amusaient. Puis, mon attention se porta sur un groupe de bambins qui semblaient rassemblés autour de quelque chose, quelqu’un. Je me levai lentement, étourdi par le soleil qui m’éblouissait et m’approchai de ce petit groupe. Une jeune femme aux longs cheveux bruns s’émerveillait à leur raconter des histoires. Les enfants y prenaient beaucoup de plaisir. Je me surpris à sourire en la regardant. Elle était belle. Simplement belle.


Deamon N. Firth ;

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Arielle C. Midaway

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MessageSujet: Re: Show me better days ♣ Deamon & Arielle ;   Dim 6 Mar - 19:27

Parfois, notre destin nous emmène dans des lieux inexplorés dont nous n’avions même pas connaissance. Ce même destin peut bousculer toute une vie en l’espace de quelques secondes sans que l’on puisse faire quelque chose. Moi, je ne sais pas où est ma destinée et à vrai dire, la question la plus censée à mes yeux est : Pourquoi croit-on au destin ? Moi, je pense que c’est juste une légende inventé par un vieil homme pour donner un but aux vies des gens errants. Oh, ça serait bien prétentieux de ma part d’affirmer connaitre mon avenir ou même savoir ce que je veux en faire, seulement je ne me sens pas abandonnée. Chaque jour, je me réveille l’esprit serein, profitant de l’air pur de ma matinée. Parfois, comme aujourd’hui, je décidais d’aller au parc, c’était un lieu magnifique avec plein de végétation et de fleurs. La nature y était représentée de manière exceptionnelle. Et puis, je m’y sentais bien, je pouvais y rester des heures sans même m’ennuyer ou m’en rendre compte. C’était ça la magie de la vie. Pouvoir se sentir à l’aise. Simplement, parfois, j’aimerai pouvoir partager cette bonne humeur et cette sensation de bien-être. J’ai toujours fait tout ce qui était en mon possible pour aider les gens mais je me suis toujours demandé si ça servait à quelque chose. Après tout, je n’étais qu’une gamine dans un énorme monde. Mais j’y crois. Un sourire peut guérir mille blessures. Une marque d’affection peut faire vivre une personne souffrante. J’en suis sûr.

Vêtue d’une simple robe blanche, je rassemblais des enfants. Il y en avait exactement trois. Deux qui ne m’étaient pas inconnus du tout, Rosalie et Mike, que j’ai pu voir grandir et à qui j’ai dû raconter au moins des centaines de contes. Une autre petite fille à la tignasse blonde avait accepté à se joindre à ma petite troupe. J’avais cru comprendre dans ses murmures timides qu’elle se prénommait Aurore. Elle me faisait sourire. De ses petites mains, elle cachait son visage et ses joues étaient toutes rouges. Je m’assis sur un banc et ils s’installèrent devant moi. La petite blonde jetait des regards à ses deux camarades et s’approcha de moi, me demandant si elle pouvait s’asseoir à mes côtés, j’acceptais avec plaisir et elle se colla rapidement à moi. Je lui soufflai dans un murmure qu’il serait bien plus joli si elle souriait et que quoi qu’il pouvait arriver, je serai là pour la protéger. Elle força un petit sourire et s’accrocha encore plus à ma robe.

Je leur racontais une histoire épique remplie de dragons, de princesses, de chevaliers et d’étoiles filantes. Tout ce qui semblait leur plaire. J’inventais cette histoire au fur et à mesure du temps, naturellement sans aucune réflexion. Je leur contais la vie de la Princesse des Etoiles qui malgré sa richesse et son beau prince charmant ne cessait de s’inquiéter et de pleurer. Elle expliquait à son prince que ce qui la perturbait était l’arrivée du dragon dans son royaume et que s’il arrivait quoique ce soit à son peuple, elle ne s’en remettrait pas. Ni une, ni deux, le prince enfilait une tenue de chevalier et s’en alla défier l’énorme monstre. Un long combat vit s’affronter la créature au bel homme. Après de longs jours d’affrontement, un évènement tragique mit fin à cette guerre, le dragon avait fait s’écrouler involontairement la grotte où la bataille avait lieu, il se prit une roche sur la tête et se rendit rapidement compte de ce qu’il était en train de faire. Il s’envola attrapant au passage le corps inerte de son adversaire et l’emmena au pied de la Tour Royale. Chose surprenante, il s’agenouilla devant la petite Princesse et expliqua qu’il ne s’était pas rendu compte du mal qu’il créait et qu’il n’avait jamais voulu tuer le prince charmant. La Princesse pleurait sur le corps de son beau et tendre mais soudainement, des étincelles d’étoiles coulaient de ses yeux et sur ses joues et venaient tomber sur le cadavre du chevalier. Après quelques larmes étoilées, l’homme ouvrit ses yeux et dans un cri de joie, la princesse l’embrassa. Ils finirent par se marier et eurent une tonne de bambins, quant au dragon, il s’était repenti et était devenu le meilleur ami du Prince Charmant et de son épouse.

J’étais partagée. J’aimais rêver. Me dire que cette histoire que j’avais créé de toute pièce pouvait être réel, le dragon en moins, bien sûr mais au fond de moi, je savais très bien que ce n’était qu’un conte de fée et que jamais ceci n’arriverait dans la vraie vie ou presque. Un méchant reste toujours un méchant, sauf des exceptions que je cherchais à voir dans toutes les personnes mauvaises que j’avais pu croiser. Les yeux des enfants brillaient de mille feux. La petite Aurore avait, elle, posé sa tête sur mes genoux et écoutait en fermant ses yeux. Lorsque je conclus ma petite histoire avec une fin merveilleuse, ils vinrent tous vers moi et me serrèrent dans leur bras. Je riais de bon cœur avec eux et déposait un baiser sur chacun de leur petit crane. Ils me demandèrent une autre histoire mais je me sentais fatiguée et puis, je m’étais posée des questions tout au long de ce rêve. Qu’est ce qui pouvait être réel ? Pourquoi ça ne l’était pas ? Et est ce qu’un jour, moi aussi j’aurai un prince charmant ? J’ai bien confiance que tout ceci est légèrement niais mais je vivais dans ces rêves avec joie.

Après un baiser chacun sur mes joues, les petits s’en allèrent jouer et Rosalie emmena avec elle Aurore, la tenant par la main. Mon visage était ensoleillé d’un sourire en les regardant s’éloigner, d’ailleurs le soleil aussi brillait sur ma peau à l’exception faite d’une ombre dans mon dos. Discrètement, je jetais un regard en arrière et mon cœur fit un bond. Pourquoi lui ? Je n’aurai jamais imaginé le croiser ici et je fus de suite mal à l’aise. Je décidais rapidement de m’éloigner, mine de rien comme si je ne l’avais jamais vu. Après tout, peut être que lui ne me regardait pas, après tout, il y avait des choses au loin… Des fleurs, quelques maisons ou quoi que ce soit d’autre mais pas moi. Je me levais donc de ce banc et me dirigeait à l’opposé de ce jeune homme qui faisait battre mon cœur d’une vitesse folle…
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Deamon N. Firth

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MessageSujet: Re: Show me better days ♣ Deamon & Arielle ;   Ven 11 Mar - 19:05

    Les enfants se dissipèrent. Elle se leva. La brume du vent caressa ses longs cheveux bruns et je me sentais transporté. Comme par magie. Elle portait une robe blanche unie qui lui tombait juste au dessus des genoux. J’étais persuadé que personne ne pourrait la porter mieux qu’elle. J’étais persuadé que dans n’importe qu’elle tenue, qu’en robe de soirée, en pyjama ou en vêtements de sports, elle serait toujours aussi belle. C’était la première fois qu’une femme me faisait cet effet là. C’était plaisant, plus attirant qu’effrayant. Perdu dans mes pensées, perdu dans mon regard qui ne cessait de la fixer, je m’imaginais m’approcher d’elle, je m’imaginais prendre sa main. Je m’imaginais observer sa robe qui mettaient ses courbes en valeur à la perfection et que, tout en en mourant d’envie, jamais je ne pourrais retirer. Elle se retourna et je cru croiser son regard. Peut-être que j’avais tout simplement envie de le croiser. Elle s’éloigna, et j’avais une folle envie de la rattraper. Mais était-ce réellement une bonne idée ?

    Évidemment, elle savait qui j’étais. Mais moi je n’avais aucun moyen de la retrouver. J’aurais voulu la supplier de rester mais je n’avais pas envie de l’effrayer. Ni de passer pour l’idiot que j’étais déjà dans l’esprit de quelques habitants du Golden District. Peut-être dans le sien, aussi. Tout en me convaincant toujours plus que l’aborder était une mauvaise idée, j’en avais tout simplement une envie folle. Au diable ce que dirait Owen, au diable ce qu’elle pouvait penser de moi. J’étais au parc, et je n’étais pas là en temps que Roi mais en temps qu’habitant. En temps qu’humain. Pour une fois, j’avais envie d’être comme eux. J’avais envie d’être comme n’importe qui à ses yeux. On m’avait toujours dit de me méfier des femmes. Parce qu’elles vous font perdre la tête, déjà. Mais aussi parce qu’on ne sait jamais si elles sont vraiment sincères ou non, si elles vous veulent pour ce que vous êtes, votre réputation ou votre argent, ou si elles ne vont pas se casser avec le premier homme qui passe quand vous ne la satisferez plus. Les femmes, c’était effrayant. Etrange, aussi. Un jour, l’antihéros le plus célèbre du monde avait dit : «Les filles c'est comme ça, même si elles sont plutôt moches, même si elles sont plutôt connes, chaque fois qu'elles font quelque chose de chouette on tombe à moitié amoureux d'elles.»

    Jusque là, j’avais donc décidé de m’éloigner d’elles, ainsi, j’avais toujours bien vécu et je n’avais jamais eu aucun problème. Mais était-il temps de changer ? Je fermais les yeux quelques secondes espérant qu’elle serait toujours là quand je les rouvrirais. Juste le temps de calmer mes pensées et de faire le vide dans mon esprit. Voilà, c’était ça la clef. Ne penser à rien. Et y aller. J’ouvris les yeux. Elle était encore quelques mètres plus loin de moi et je me mis à courir pour la rattraper. Idiot, j’étais certain de l’effrayer d’avantage. Je ne lui en aurais pas voulu si elle m’aurait mis une bonne baffe, à vrai dire je l’aurais très certainement mérité. Dans son esprit, je devais être un homme comme les autres qui la reluquait dans un parc et qui voulait se la faire. Ok, ce n’était pas complètement faux. Oui j’étais comme les autres. Oui je la reluquais parce qu’entre nous, elle était divine. Et ce serait mentir que de dire que l’idée de la mettre dans mon lit ne m’avait pas traversé l’esprit une seule seconde. J’attrapai son bras et elle se retourna. Je pouvais plonger mes yeux dans son regard et l’observer de plus près. Bon Dieu, elle était encore plus belle. On aurait cru un ange de l’enfer égaré qui cherchait la direction du paradis. Mais dans ce cas là, l’enfer aurait été le plus beau des jardins d’Eden.

    « - Excusez-moi, je ne veux pas vous effrayer, ni vous fait croire que je veux vous charmer… Ne croyez pas que vous n’êtes pas charmante ! Non, loin de là, vous l’êtes. Enfin. mince, quel con ! Veuillez m’excuser de mon impolitesse… Je… Je suis désolé, je sais qu’on ne se connaît pas… »

    Quel idiot. J’avais été parfaitement tout ce que je ne voulais pas être. Bravo Deamon, tu viens de tout foirer.


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Arielle C. Midaway

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MessageSujet: Re: Show me better days ♣ Deamon & Arielle ;   Ven 11 Mar - 23:40

Pourquoi avoir peur comme ça ? Il n’a pas l’air méchant après tout mais je me sens tellement minable à côté de lui. Il est roi, beau et sans doute intelligent. A côté, je ne suis qu’une trainée dont personne ne veuille. Quand il est soie, je suis haillon. Quand il est lion, je suis rat. Quand il est lui, je suis moi. Et malheureusement, ça ne suffit pas. Parfois, je m’invente une autre vie, où je serai sa reine, peut-être. Je suis qu’une gamine. Il n’y a que les gamines qui tombent amoureux des rois. C’est un conte de fée pour petites filles. Je devrais me comporter en adulte depuis bien longtemps mais apparemment je suis trop sotte pour ça. Il y a des moments comme ça où j’aimerai juste être quelqu’un d’autre, une femme pleine de charme et passionnante que tout le monde aurait envie d’aborder. Non. Pas tout le monde. Juste lui. Les autres sont bien mornes et gris à coté de cet être fantastique. Malgré ça, j’aurai aimé ne pas le croiser. C’est comme si tous mes rêves d’enfant étaient à portée de main mais qu’il m’était impossible de les saisir. Je rêve de lui mais au fond, j’ai bien conscience qu’il ne sera jamais là pendant les longues nuits d’hiver où j’aurai froid. Jamais je ne gouterai à ses lèvres si attirantes. Et puis, jamais je n’aurai l’occasion de lui parler de mes sentiments de mes pensées en sachant qu’il m’écoute et que je le passionne. Je ne suis qu’une fillette niaise qui ferait mieux de grandir.

J’ai envie de me retourner mais il ne faut pas. Je dois avancer le plus vite possible, ainsi il changera de chemin et je serai de nouveau sereine. Pourquoi mon cœur bat il si vite ? Je ne lui ai rien demandé. J’aimerai le faire taire de temps en temps mais je n’y arrive pas. Il fait ce qu’il veut et je suis sa prisonnière. Combien de temps saurais-je résister à son charme et à l’envoutement qui m’étouffe lorsque je fixe mes yeux dans les siens ? J’aimerai juste qu’on me crève les yeux pour tant de gourmandise. Je n’ai pas à l’admirer. Je ne le mérite pas. Qu’on me jette au fond d’un cachot et que plus jamais je ne puisse poser regard sur lui. Tout serait plus facile ainsi. C’est pitoyable d’être comme je suis. Des fois, je me dis que je devrais recevoir une ou deux paires de claques, ça me calmerait dans mes fougues. Je n’aurai pas pu tomber éperdument amoureuse d’un fils de famille humble ? Qu’il soit dans mes capacités ? Je ne peux pas prétendre séduire un roi, lui parler serait déjà la plus dures des épreuves. Parfois, j’aimerai juste être un oiseau et qu’on me laisse voler sans jamais m’arrêter juste pour m’évader.

Quel est ce bruit ? Qui court derrière moi ? Je n’aime pas cette sensation. Je ne peux même pas me rassurer en constatant le désert dans mon dos et rire de ma paranoïa stupide. Mais. Que. Quelque chose ou quelqu’un touche mon bras. Je m’arrête subitement et je sens mes jambes se dérober sous mon poids mais il n’en est rien. Je me retourne lentement. Mon cœur me lâcha. Il se tient devant moi. Il a touché mon bras. J’affronte son merveilleux regard quelques secondes puis le rabaisse, les joues couleur écrevisse. Je me sens mal. Je ne sais pas par quelle force je parviens à rester debout. J’entends à peine les quelques mots qu’il me balbutie.

« - Excusez-moi, je ne veux pas vous effrayer, ni vous fait croire que je veux vous charmer… Ne croyez pas que vous n’êtes pas charmante ! Non, loin de là, vous l’êtes. Enfin. mince, quel con ! Veuillez m’excuser de mon impolitesse… Je… Je suis désolé, je sais qu’on ne se connaît pas… »

Il est touchant de sincérité. Lui, le roi, il peine à me parler une fille de bas étage. Je trouve ça mignon. Je dirai même plus. C’est craquant. Je ne peux pas résister à ce charme. Je sens une telle innocence, ça m’affecte au plus profond de mon cœur et ça ne fait qu’augmenter le rythme de mon cœur. Tout mon corps tremble, j’ose espérer qu’il ne puisse pas s’en rendre compte. Je remonte doucement la tête, tentant d’affronter la peur en moi. D’ici quelques secondes, je vais lui adresser la parole. Je vais essayer en tous cas. Rien que d’y penser m’effraie.

« Je. Ne vous inquiétez pas. Vous n’avez pas de comptes à me rendre. Vous êtes le Roi et puis… Voilà. Faites comme bon vous semble. Désolée, je ne devrais pas être sur votre chemin, passez, je vous prie… »

J’avais réussi à enchainer quelques mots, d’une voix timide et hésitante. J’étais ridicule. D’une force incroyable. J’espère qu’il ne se moquera pas de moi, même s’il a tout pour en faire ainsi. Je recule d’un pas pour laisser son chemin libre. Mes joues sont toujours aussi rouges, elles doivent être bouillantes. J’ai peur.
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Deamon N. Firth

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MessageSujet: Re: Show me better days ♣ Deamon & Arielle ;   Sam 12 Mar - 0:01

    Sa voix chante dans le creux de mon oreille et enchante mon cœur. Boumboum. Tais-toi mon cœur. Ses yeux m’observent, ils sont un mélange parfait de vert et de gris, j’ai l’impression de voir la beauté du monde entier à travers son regard. Boumboum. Tais-toi mon cœur. Le soleil se reflétant sur ses cheveux leur donne un air doré. Exquis. Boumboum. Tais-toi mon cœur. Ses joues rougissent et ça me fait craquer. Non, ça me fait complètement perdre la tête. Boumboum. Boumboum. Boumboum.
    Je m’accroche au moindre de ses mots, à toutes ses paroles, comme si elle allait s’envoler pour rejoindre le paradis dans la seconde qui suit, mais non, il n’en est rien, elle est toujours là. Je bois la moindre de ses paroles à mon intention, j’ai l’impression d’être un autre homme.

    « Je. Ne vous inquiétez pas. Vous n’avez pas de comptes à me rendre. Vous êtes le Roi et puis… Voilà. Faites comme bon vous semble. Désolée, je ne devrais pas être sur votre chemin, passez, je vous prie… »

    Ses mots me font fondre. Elle est hésitante, tremblante, mais je l’étais aussi, je ne la blâmerais pas pour ça. J’avais toujours détesté les filles timides, naïves, peu sûre d’elles. Mais celle-ci n’était pas comme les autres. Elle me rendait dingue tout simplement. Complètement fou. Cette manière qu’elle avait de s’abaisser face à moi m’énervait. J’étais le Roi, et puis quoi ? N’avais-je pas le droit d’être traité comme les autres, de la même façon ? Certes, elle ne ventait pas mes mérites ni ne léchait mais bottes, mais ça m’énervait tout au point. Pourquoi n’étais-je pas comme les autres ? N’avais-je donc aucune chance de la séduire, pas la moindre chance qu’elle me voit comme un habitant du Golden District comme les autres… ? Il fallait que je me rende à l’évidence. Je n’étais pas comme les autres.

    J’aurais aimé juste un instant vivre une vie normale. Bien sûr, j’adorais mon royaume, j’aimais être au trône et pouvoir contribuer au bonheur de chaque personne qui y habitait. Mais parfois, ça ne me suffisait pas, parfois je désirais seulement qu’on me voit comme celui que j’étais vraiment. Avec mes qualités, mes défauts. Ce que j’étais au fond et pas en surface. Je ne voulais pas être Damon le Roi, je voulais juste être moi. Mais mon titre était encré dans chaque esprit et je ne pouvais m’en débarrasser. C’était comme ça et à dire vrai je ne devrais pas me plaindre, je devrais en être fier. Mais peux-t-ton réellement me blâmer pour cela ? Pour désirer un peu de banalité, de normalité ? Père, comment faisais-tu pour gérer ça ? Il avait ma mère, elle le connaissait, elle le voyait sous le jour qu’il était vraiment. Moi je n’avais pas ça. Certes, j’avais Rose. Mais ça m’était insuffisant, parfois. Ca m’était insuffisant, dans les moments comme ceux là.

    J’en avais marre d’être ce Deamon aux yeux des autres. J’avais envie de lui montrer qui j’étais et tant pis si elle me repousserait. Au moins, je n’aurais pas de regret. La pire des choses dans la vie, ce sont les regrets. Le cœur battant toujours un peu plus vite –je commençais à m’y habituer, je crois-, je posai ma main droite derrière sa tête, je la regardais quelques instants. Ses yeux, sa bouche, son nez. Puis je fermais les yeux, et après quelques instants à me torturer l’esprit pour savoir s’il n’était pas encore temps de revenir sur ce que j’allais faire, je déposai mes lèvres sur les siennes et les embrassèrent longuement, comme si ma vie en dépendait.

    « - Je suis désolé. Je comprendrais votre incompréhension. Si je vous aie offensée, je pourrais me racheter auprès de vous et votre famille. La dernière chose que je souhaite au monde serait de vous avoir blessée. »


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Arielle C. Midaway

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MessageSujet: Re: Show me better days ♣ Deamon & Arielle ;   Sam 12 Mar - 22:33

Pourquoi n’avance-t-il pas ? Je lui laisse pourtant toute la place dont il a besoin. Que veut-il me faire de plus ? A-t-il quelque chose d’autres à me dire ? Non, c’est impossible, il n’en a rien à faire de moi. Je ferai mieux de partir avant de m’évanouir, seulement, je ne peux m’éloigner. A ses côtés, je me sens si bien. Je peux entendre son souffle et ressentir son regard sur moi. Mon cœur va exploser, je le sens, il n’a jamais battu aussi vite. C’est de la folie. Je tiens debout que par politesse et grâce, sans ça, je serai déjà au sol, inconsciente. J’essaie de me montrer la plus présentable possible pour que peut être, il se rappelle de moi. Mes mains s’accrochaient fébrilement à ma robe blanche. Tout est si bizarre. C’est comme si j’oubliais tout ce qui m’entourait à part lui. Je ne ressens plus que sa présence, le reste, je l’ai déjà oublié. Je ne sais plus où je suis. Ni quelle heure il est. Mais je sais qu’en face de moi se trouve le roi Deamon Firth, l’homme qui fait battre mon cœur depuis de longs mois déjà. Je me sens honteuse face à lui. Je ne mérite pas tout ceci. Malheureusement.

J’ai beau inventé des histoires à longueur de journée, je n’avais jamais imaginé cette situation. Ça aurait été bien trop prétentieux de ma part. Enfin, je dis ça mais j’ai déjà rêvé de longs baisers partagés avec ce beau jeune homme et bien d’autres choses que je ne pourrai dire par honte. J’avais l’impression que seul lui pouvait me comprendre et que sans lui, je serai malheureuse toute ma vie. Et si ça devait être ainsi, je m’y vouerai, tristement. Je ne veux pas d’un autre homme, c’est lui que je désire, à quoi bon mentir à moi-même en tentant une aventure avec quelqu’un dont je me fiche. Acte d’égoïsme de ma part mais si je devais aimer une seule personne, je le ferai, je ne suis pas une menteuse. Si seulement je pouvais d’une quelconque manière réussir à exister dans sa vie. Même être une simple servante me suffirait, du moment que je puisse le voir chaque instant de mon existence. C’était tout ce qu’il me fallait. Mais à quoi bon espérer, le Roi était très occupé et ne pouvait donner importance à une simple employée, il ne voyait que reines et princesses. J’étais la poupée de chiffon qu’il délaissait au profit des poupées de cire. J’étais né comme ça, je devais mourir de même. Seul problème ? Je suis folle amoureuse de lui. Pathétique.

Ma tête me fait mal, je ferme les yeux pour tenter d’affaiblir la douleur, c’est peu efficace mais ainsi, je me sens plus rassuré. Je ne vois plus ce qu’il regarde. Quelque chose se pose sur moi. Je ne comprends pas. Ce n’est pas le vent. J’espère que ce n’est pas sa main sur mes cheveux. Je ne suis pas sûr de m’en remettre. Un souffle se rapproche de mon visage ce qui a pour conséquence d’augmenter mon rythme cardiaque de façon significative. Deux lèvres viennent m’embrasser. Bêtement, je n’ose pas ouvrir les yeux, j’ai bien trop peur de voir la personne qui m’offre ce baiser. Seulement, je ne peux rester aveuglée, je sens son odeur. Deamon Firth est en train de m’embrasser. Avec fougue et passion. Je suis comme choqué mais ça ne m’empêche pas de répondre à cette invitation au plaisir. Malgré mon inexpérience, je tente de lui rappeler mes lèvres en agissant le mieux possible. Je m’accroche à sa bouche. Je ne veux pas que tout ceci s’arrête. Je ne veux pas que mon rêve se brise. C’est trop tôt. Lui, il n’en a pas décidé pareil. Il recule. Me délestant du plaisir qu’il me donnait.

« - Je suis désolé. Je comprendrais votre incompréhension. Si je vous aie offensée, je pourrais me racheter auprès de vous et votre famille. La dernière chose que je souhaite au monde serait de vous avoir blessée.»

Je m’en fiche de tout ça. Embrasse-moi. Tu n’es pas un inconnu. Tout ce que j’image depuis que je t’ai croisé, tu commences à me le donner alors finis. J’aurai aimé lui dire tout ça. Lui expliquer à quel point son acte m’avait rendu heureuse. Mais je ne savais pas comment m’y prendre, je m’écartais à mon tour, d’un pas. Je chancelle, des vertiges perturbent mes mouvements.

« Ne vous inquiétez pas. Vous ne m’avez pas blessé. Bien au contraire. Vous avez fait de moi une femme heu… »

Je me stoppe. Je viens d’éviter la catastrophe. Simplement, la chose qui m’a coupé dans ma phrase, ce n’est pas ma volonté. Mon corps tout entier est tombé sur l’herbe verte du parc. Mon crane me torture. Mes joues brulent. Je me sens euphorique mais vraiment mal. Mes yeux se ferment. Lentement. J’ai peur. Encore.

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Deamon N. Firth

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MessageSujet: Re: Show me better days ♣ Deamon & Arielle ;   Mar 15 Mar - 23:34

    Elle me parle mais je ne l’entends pas. Je n’ai pas envie d’écouter. Mes yeux sont rivés sur son visage, obnubilés par la beauté qu’elle dégage. Je ne peux décrocher le regard. J’ai peur des mots qu’elle pourrait me dire, j’en ai peur parce que je sais qu’ils me toucheraient avec une force inexplicable. Trop forte. Elle me rendait tellement vulnérable, mais j’avais envie d’embrasser cette faiblesse avec joie, j’avais envie de m’ouvrir à ça et de le laisser entrer en moi. Je me sentais tel un oiseau profitant de ce spectacle, de cette colombe qui virevoltait autour de cette fine et longue branche qu’était mon cœur. J’avais l’impression d’être un petit moineau se sentant bien faible face à cette blanche merveille, mais j’aurais aimé être un goéland qui l’aurait impressionnée plus que quiconque. Qui l’aurait protégé. Et je crois que l’espace d’un instant, je m’en sentais capable.

    Elle était comme un livre dont je n’avais lu que le prologue et dont je mourrais d’envie de poursuivre la lecture, mais sans jamais en atteindre la fin. Peut-être que c’était ça la vie, tourner les pages d’un roman à l’eau de rose interminablement, retourner en arrière, puis faire un bond en avant. Jouer avec le temps, se projeter dans le futur, profiter du présent et se remémorer la nostalgie du bon passé, qui réchauffe nos nuits de solitudes hivernales. Si j’avais été bon écrivain, je lui aurais écrit une Ode. Elle était telle une chanson sur laquelle je dansais yeux fermés sans penser à rien d’autre, le volume à fond, mon corps se déhanchant sur chaque note, chaque son, chaque fréquence. Une chanson rythmée mais pas violente, une musique profonde mais attachante. Du genre à te rendre accroc. Du genre qui fait pleurer comme rire. Le genre de chanson que tu pourrais passer à ton mariage et à ton enterrement. Qui te fais sentir ce que c’est de vivre, ce que c’est la vie. Se sentir vivant, un instant. C’était la chose la plus magique du monde.

    Je venais de réaliser que ma douche et blanche Colombe avait perdu ses ailes. Elle se trouvait allongée par terre, rouge tomate. Je n’avais pas vraiment l’habitude de faire face à ce genre de situation et mon calme légendaire se transforma en un état d’excitation extrême. Je ne savais que faire. Je posai ma main sur son front, il était chaud. Plus les secondes s’écoulaient et plus je m’inquiétais. Pour rien au monde je n’aurais voulu causer du tord à la santé de la belle, je m’en mordais déjà les doigts. Quel idiot. Sa robe était sale mais n’en était pas moins belle, elle lui allait toujours à merveille. Toujours inconsciente, j’essayai de la remonter sur pied de mes faibles bras mais c’était avec difficulté. Il était alors plus simple de la porter, telle une princesse, j’étais assez intimidé et fier à la fois. Que dirait-elle à son réveil ? Que je n’étais qu’un pervers ? Pire, un Roi pervers ? Je préférai éloigner ces scénarios (bien que probables) complètement désastreux de mon esprit d’enfant heureux et décidai de continuer à vivre cette insouciance, cette cascade de nouvelles émotions.

    Je l’assis contre un arbre, posai délicatement son dos contre le tronc. Elle semblait reprendre ses esprits peu à peu, bientôt, j’allais à nouveau voir le monde par le prisme de ses yeux. Lorsque son regard sembla se fixer sur mon visage et qu’elle reprit quelques couleurs, je m’éloignai un peu plus d’elle pour éviter de lui faire peur. J’en avais déjà certainement assez fait comme ça.

    « Vous vous êtes évanouie. Je suis sincèrement navré de vous avoir causé du tord, vous admettrez également que le comportement que j’ai eu à votre égard n’est pas celui d’un Roi, mais je suis avant tout un Homme. Pour tout vous avouer, ce moment que nous avons partagé et que j’espère, vous n’avez pas oublié, m’a laissé en moi comme une étincelle de bonheur et j’espérais pouvoir ré-expérimenter la chose avec vous. »

    Je passai ma main sur sa joue encore chaude et réussi à afficher un sourire incertain, mais on ne peut plus sincère. Peut-être et certainement paraissait-il ridicule à la vue de mon interlocutrice, mais il venait du fond de mon cœur. Tant pis si elle ne voudrait pas de moi, tant pis si elle avait oublié cet instant, tant pis si elle aurait peur de moi ou si ma réputation s’effondrerait après cela. Au diable les réprobations d’Owen. Pour la première fois depuis longtemps, je m’étais senti vivant.



Deamon N. Firth ;

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    Deamon N. Firth Le Juste.

    ♦ La lumière de la lune nimbe les rues du cœur de la ville d’une aura sucrée, je rêve d’y croquer.
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Arielle C. Midaway

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MessageSujet: Re: Show me better days ♣ Deamon & Arielle ;   Lun 28 Mar - 19:21

Mon cœur battait vite dans ma poitrine. On me décolla du sol. Quelqu’un me portait. Je n’arrivais plus à réfléchir sur quoi que ce soit. J’étais à demi consciente. Je tentais en vain de me ressaisir. Je ne fais que des erreurs. Surtout avec lui malgré le fait que je ne l’avais rencontré qu’une dizaine de minutes au grand maximum. Il me faisait un effet fou proche de la folie. Il était magique tout simplement. Je savais que c’était ses bras qui me soulevaient. Je le sentais. J’aurai pu y rester des années entières. Il était confortable. Ses bras étaient musclés mais pas trop. J’aurai aimé exister pour toujours dans ses bras. Jamais je ne me suis senti aussi bien qu’à cette instant-là. Il me posa malheureusement à terre. Et me posa contre un arbre. J’ouvris les yeux lentement. Je l’aperçus. Il était encore plus merveilleux que quelques minutes auparavant. Il me rendant folle. Mon estomac se nouait durement et je ne parvenais pas à cligner des yeux. Je voulais profiter de cette merveilleuse vision qu’était ce beau roi. Tout tournait autour de moi, sauf lui. Je ne sais pas ce qu’il m’arrivait, peut être étais je malade. Ce n’était pas le bon moment, je devais me battre. Pour lui.

J’étais sale. Ma robe était pleine de terre et ma chevelure s’était décoiffée. Comme si la honte que j’avais face à ce dieu vivant ne me suffisait pas. Pourquoi faisait-il tout ça pour moi ? Je n’arrivais pas à comprendre. Deamon Firth a posé ses lèvres sur les miennes. J’espérais ne pas être qu’une fille au hasard. Malheureusement, il y avait de fortes chances pour que ça soit le cas. Peu importait au final, si je pouvais passer quelques minutes en sa compagnie, c’était déjà énorme. Il était ravissant et sans aucun défauts. Il représentait exactement ma Perfection. L’homme idéal à mes yeux. On pourrait sans doute dire que j’ai des gouts de luxe, la situation le prouvait. C’était une perle rare. Il vint caresser ma joue. Il souriait faiblement, sans y croire vraiment. Ca me faisait craquer. Avant ma chute, j’allais lui déclarer ma flamme ouvertement. J’étais tenté de recommencer. Je n’avais rien à perdre au pire des cas. Seulement, il prit la parole en premier de sa voix apaisante.

« Vous vous êtes évanouie. Je suis sincèrement navré de vous avoir causé du tort, vous admettrez également que le comportement que j’ai eu à votre égard n’est pas celui d’un Roi, mais je suis avant tout un Homme. Pour tout vous avouer, ce moment que nous avons partagé et que j’espère, vous n’avez pas oublié, m’a laissé en moi comme une étincelle de bonheur et j’espérais pouvoir ré-expérimenter la chose avec vous. »

Il voulait m’embrasser à nouveau. J’étais simplement heureuse. Mon cœur semblait être prêt à exploser. Pour moi, il acceptait d’être un Homme avant d’être un roi. Il n’y avait rien de plus précieux à mes yeux. Je restais tout de même dubitative. Il ne me connaissait pas depuis plus d’une heure et me déclarait déjà tout ça. Au diable les précautions. J’avais à faire à mon rêve éveillé. Je comptais bien en profiter. Une idée folle me passa en tête. Je n’allais pas lui répondre par des mots. Aucuns ne seraient assez forts pour exprimer ce que je ressens. J’avais bien mieux. Quelque chose qui vaudrait toutes les plus belles phrases qu’ils pouvaient exister. Je liai mes mains derrière sa nuque puis j’approchais mon visage du sien. Je venais déposer un léger baiser sur ses lèvres. Un frisson parcourut mon corps entier. Ça ne m’empêcha pas pour autant de recommencer plus fougueusement. Je venais l’embrasser avec passion. Je me surpris même à caresser sa nuque. Je me sentais heureuse. Ce que je pensais inatteignable, je l’avais enfin. C’était pour moi quelque chose d’incroyable. Je ne perdais pas une seule seconde du temps où mes lèvres étaient collées aux siennes. Je finis tout de même par me reculer. Mon visage s’écartait du sien et reprenait un teint normal. Ma voix me paraissait plus sûr et mon regard serein.

« Vous venez de faire de moi une femme heureuse. Vous pouvez toujours penser que je suis une débauchée mais ce n’est pas le cas. Si vous acceptiez d’en connaitre plus sur moi, vous n’en serez que plus surpris. J’aimerai que vous acceptiez mon offre. A moins que vous me considériez comme une femme facile ne méritant pas le respect, dans ce cas-ci, je comprendrais et m’en excuserais. »
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Show me better days ♣ Deamon & Arielle ;

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